L’une des branches de la pharmacie, c’est la galénique (du nom du médecin grec de l’Antiquité, Galien), qui consiste à choisir la forme sous laquelle un médicament sera présenté : en sirop, en comprimés, en gélules, en crème… Il ne s’agit pas, loin de là, de quelque chose d’accessoire : il a été établi clairement que l’action des principes utilisés dépend notamment de leur mode d’ingestion. En effet, cela influe directement sur la façon dont l’organisme va les percevoir, et donc sur la manière dont ils vont être assimilés, transportés jusqu’à l’endroit où ils sont appelés à intervenir, et, forcément, sur leur efficacité finale.
C’est ainsi qu’avec Createck, NTI a marqué un tournant dans le domaine de la supplémentation en créatine, en proposant une première créatine effervescente, qui a été suivie ensuite de toute la gamme Createck (Createck HP, Createck Mass, Createck Nox, Createck Blocker), puis de Lipoxyl Ultra, Nitrox Ultra, GH-NS.
Mais, si c’est dans ce contexte qu’elle a été développée, cette discipline n’est pas utile qu’en pharmacie : depuis maintenant plusieurs années, certains fabricants de compléments nutritionnels en ont compris toute l’importance dans leur activité : en effet, leur préoccupation est également d’amener les bons agents au bon endroit, dans les meilleures conditions possibles, afin d’obtenir l’action la plus sensible (et donc les résultats les plus nets).
Mais il s’agit d’un savoir-faire tout à fait particulier, qui nécessite une véritable maîtrise technique de la part des équipes de développement… et, idéalement, une bonne habitude de la question.
L’effervescence, pour quoi faire ?
L’utilisation de cette technologie par la pharmacie, puis par l’industrie des compléments nutritionnels, s’est développée progressivement, parce qu’elle offre plusieurs avantages distincts et complémenta
ires.
Elle a, à l’origine, été mise au point en 1960, pour offrir une forme d’aspirine plus facilement assimilée (en limitant les contacts entre les particules d’aspirine et les tissus, cela évite notamment certains effets secondaires) et agissant plus rapidement.
Le premier atout de l’effervescence, c’est d’autoriser une assimilation accélérée et optimisée des principes actifs. En effet, lorsque vous employez un procédé adapté (nous en reparlerons), cela permet de séparer efficacement les agents des éléments auxquels ils sont liés, ce qui favorise leur dilution dans l’eau.
Il est primordial de bien distinguer deux états nettement différents : avant que vous ne les mettiez dans de l’eau (ou dans un autre liquide), il est très important que votre supplément soit stable, ce qui constitue le gage d’une bonne conservation. Mais, lorsque vous voulez le consommer, il faut, au contraire, que les actifs soient libérés, afin que votre organisme puisse en tirer profit. Et l’effervescence facilite, dans un certain nombre de cas, le passage du premier état au second. L’exemple le plus connu, c’est celui des anti-douleurs, aspirine ou paracétamol : ils sont fréquemment employés sous forme effervescente justement parce que leur action est nettement plus rapide. De plus, il n’est pas compliqué de comprendre que, lorsque vous avalez un comprimé « dur », il faut du temps pour que celui-ci soit digéré, et que les actifs soient utilisables, alors qu’en quelques secondes, on voit une poudre ou un cachet effervescents se diluer dans le liquide.
Un deuxième avantage, c’est qu’une solution effervescente permet de stabiliser le pH dans le système digestif. Cet aspect peut sembler anecdotique, mais c’est au contraire particulièrement intéressant. En effet, cela signifie que la boisson effervescente est perçue par le corps comme directement digeste, et ne nécessitant pas d’intervention des sucs gastriques, qui sont en fait des acides très puissants chargés de digérer (c’est à dire, concrètement, de décomposer) les substances consommées. Ainsi, les agents qui échappent à cette étape ne subissent pas de dénaturation, et peuvent, une fois arrivés à destination, donner toute leur efficacité.
Autrement dit, alors que, dans la majorité des cas, les principes actifs soumis à une digestion complète arrivent finalement partiellement dégradés, avec l’effervescence, ils sont quasi-intacts lorsqu’ils parviennent à destination, pour une action renforcée.
La créatine effervescente
On peut dire que l’effervescence est entrée dans le monde de la supplémentation grâce (ou à cause) de la créatine. En effet, lorsque cette dernière a fait son apparition, il est rapidement apparu que certains ne tiraient aucun profit de ce complément nutritionnel. D’autres, en revanche, évoquaient ce que, désormais, nous connaissons bien : gains de force, capacité à s’entraîner plus intensément, volumisation musculaire…
Les experts se sont donc mis très vite au travail, pour essayer de comprendre ce curieux phénomène. Et c’est ainsi qu’a été mise en lumière la principale restriction à l’emploi de la créatine : elle se dissout difficilement dans l’eau, le sel monohydrate auquel elle est habituellement liée bloquant une part de ce processus. Cela se traduit, pour ceux qui emploient de la créatine monohydrate classique, par le fait que le dépôt au fond du verre contient notamment une bonne part de la dose de créatine : on estime ainsi que seuls 30 % de la créatine monohydrate sont dilués, et donc disponibles pour celui qui la consomme. Or, lorsque vous employez des doses réduites (ce qui était la plupart du temps le cas lorsque vous n’assimiliez que 30 % de ce que vous aviez ingéré), les gains sont effectivement très variables d’un individu à un autre.
Ceci expliquait que les résultats enregistrés soient inégaux. Et, surtout, cela ouvrait une piste de recherche vers la solution, puisqu’il devenait clair que, pour optimiser l’efficacité de ce supplément, il fallait trouver un moyen d’accroître sa dilution. Passons sur les péripéties (des formes très « exotiques » de créatine ont fleuri), pour en arriver au fait : l’idée est alors venue que l’effervescence était une excellente réponse à cette difficulté. La créatine effervescente était sur le point de naître !
Et les résultats ne se sont pas fait attendre : non seulement elle s’est imposée comme l’une des formulations de créatine préférées des athlètes, mais cette formulation a aussi, en même temps, renvoyé la créatine monohydrate classique au rang d’ancêtre dépassé.
Signalons cependant un point central : la mise au point par NTI de la formule de Createck a nécessité de longues recherches. En effet, il fallait respecter 3 exigences : que la formulation, avant dilution, soit stable (pratiquement au même moment, certains ont voulu proposer des créatines liquides, en pariant sur le fait que, déjà en solution, cela éviterait les problèmes de dilution… mais personne n’est jamais parvenu à stabiliser ces formulations liquides, privant du même coup cette démarche de tout intérêt), que la simplicité d’emploi soit maximum, et, enfin, qu’un procédé effervescent spécifique soit mis au point, capable de séparer la créatine de son sel monohydrate. Il ne suffisait pas, en effet, de proposer une boisson à bulles, mais que celle-ci apporte un véritable bénéfice additionnel.
Et c’est clairement le cas ! Il a notamment été mis en évidence que la créatine effervescente aide à obtenir des résultats trois fois supérieurs à la créatine classique en terme de capacité de travail anaérobie (niveau d’énergie disponible pour faire face aux sollicitations MR), et jusqu’à quatre fois lorsqu’il s’agit de créatine effervescente associée au ribose.
Dès lors, et au vu du succès de Createck, la suite était quasiment écrite : la mise au point de Createck HP (créatine et ribose), Createck Mass (créatine et HMB), Createck Nox (créatine et agents précurseurs de NO) et Createck Blocker (créatine et bloqueurs d’ions H+), tous les quatres reprenant le principe de l’effervescence, devenait presque une évidence. Là encore, il a fallu à chaque fois travailler sur le procédé effervescent, afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle (il doit à chaque fois être réadapté aux agents pour lesquels il agit).
Avec Createck Nox, il s’est avéré que cette technologie est doublement essentielle, puisque la difficulté de dilution de la créatine est parallèle à celle de la L-Arginine, dont certaines formes constituent les précurseurs de NO les plus efficaces. Ainsi, au-delà de la difficulté à mettre au point un procédé effervescent capable de prendre en charge l’ensemble de ces fonctions, ce dernier a une importance d’autant plus forte. Cela avait déjà été illustré à l’occasion de l’élaboration d’une formulation comme Nitrox puis Nitrox Ultra.
Les autres formulations effervescentes
Lorsque vous avez développé un premier procédé effervescent, vous en connaissez la difficulté, mais aussi toute l’efficacité. L’un des meilleurs exemples de cela, c’est Lipoxyl Ultra. En effet, ce type de technologie aurait pu rester cantonné au domaine de la supplémentation en créatine, afin de répondre au problème d’assimilation.
Mais à l’occasion des travaux menés par les équipes de NTI, ils ont pu vérifier par eux-mêmes tout l’intérêt de cette forme galénique. Et cela leur a donné l’idée de l’utiliser dans d’autres domaines.
Ainsi, Lipoxyl Ultra (le successeur de Lipoxyl HP) est un brûleur de graisse particulièrement efficace, grâce à l’emploi de l’effervescence. En effet, les agents de cette formule échappent quasi-intégralement à toute digestion, ce qui se traduit par le fait que les actifs, une fois ingérés, peuvent donner toute leur puissance, et ce très rapidement.
Imaginez simplement deux formules élaborées sur le même schéma que Lipoxyl Ultra, avec pour seule différence que la seconde ne bénéficierait pas de l’effervescence. Dans un cas, les actifs sont directement acheminés et exploités par l’organisme, alors que dans le second cas, ils se retrouvent, avant toute chose, plongés dans un bain d’acides. A votre avis, quelle formulation donnera les meilleurs résultats ? Vous avez votre petite idée ? Certes, pas besoin d’être titulaire d’une maîtrise de bio-chimie, n’est-ce pas. Effectivement, Lipoxyl Ultra est sensiblement plus efficace que tous les autres suppléments de sèche.
GH-NS, formulation dont les agents contribuent à stimuler la libération naturelle d’hormone de croissance (ou GH, de Growth Hormone, en anglais), bénéficie également d’un procédé effervescent, qui lui assure une puissance de feu tout à fait remarquable. L’assimilation de ses actifs est double de ce qu’il serait possible d’obtenir avec une formulation sous forme de poudre, de gélules ou de tablettes. Le résultat, c’est qu’en employant cette formulation, vous pouvez, sans le contraindre, aider votre corps à libérer autant de GH que possible, permettant de favoriser à la fois le développement musculaire et l’élimination des graisses stockées.
L’usage d’une technologie comme l’effervescence offre un bénéfice direct, non seulement aux formulations de créatine, mais également dans plusieurs autres contextes. La maîtrise de ces procédés spécifiques, qui nécessitent à chaque fois d’être adaptés et retravaillés donne à leurs compléments nutritionnels un avantage particulier.



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